Revue d'Histoire et de Philosophie Religieuses

RHPR 2000, tome 80, no 1

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Résumé - Abstract  Résumé - Abstract

LITTÉRATURE INTERTESTAMENTAIRE
ET NOUVEAU TESTAMENT

HOMMAGE À MARC PHILONENKO

Marc Philonenko

Christian Grappe et Gilbert Vincent

Hommage à Marc Philonenko à l'occasion de son soixante-dixième anniversaire

3-4

Articles

Résumé - Abstract

André Caquot

Retour à la mère du Messie : 1QH 3 (Sukenik), 6-18

Once More the Mother of the Messiah : 1QH 3 (Sukenik), 6-18

5-12

Boule L'article propose de revenir à l'interprétation messianique de 1QH 3,6-18, commandée par la référence à Esaïe 9,5. L'allégorie de la parturiente représente la communauté de l'auteur au sein de laquelle est espérée la naissance, dans la douleur, du messie davidique. La femme enceinte du « néant » représente un groupe rival, opposé par la doctrine à la secte de Qoumrân et voué à l'Enfer.

Boule In this article, the author returns to the messianic interpretation, induced by the reference to Isaiah 9,5, of 1QH 3,6-18. The allegory of the woman in childbirth represents the community of the author hoping for the painful birth of the Davidic Messiah. The woman pregnant with « nought » represents a rival group, opposed to the Qumran sect by its doctrine and doomed to hell.

Résumé - Abstract

James H. Charlesworth

The Qumran Beatitudes (4Q525) and the New Testament (Mt 5 :3-11, Lk 6 :20-26)

Les béatitudes de Qoumrân (4Q525) et le Nouveau Testament (Mt 5 :3-11, Lc 6 :20-26)

13-35

Boule The purpose of this article is to seek, in light of numerous sensational claims, what influence 4Q Beatitudes may have left on Jesus or the author of the Gospel of Matthew. The work presents an improved and critical edition of the Hebrew text of the beatitudes found in 4Q Beatitudes (4Q525). Some scholars have claimed that this document is directly relevant for understanding the composition of Jesus’ beatitudes according to Matthew 5 :3-11. Charlesworth points out the numerous examples of beatitudes in the Old Testament, the Old Testament Apocrypha and Pseudepigrapha, and in Rabbinics. He contends that the document is not unique to Qumran, and that there is no direct influence from 4Q525 upon any passage in the New Testament. The document, 4Q Beatitudes, is another example of lists of beatitudes in Early Judaism.

Boule L’objet de cet article est de chercher, au vu de nombreuses affirmations sensationnelles, quelle influence 4Q Béatitudes pourrait avoir exercé sur Jésus et l’auteur de l’Évangile de Matthieu. Une édition critique et améliorée du texte hébreu des béatitudes trouvées en 4Q Béatitudes (4Q525) est proposée. Des auteurs ont affirmé que ce document est directement pertinent en vue de la compréhension de la composition des béatitudes de Jésus selon Matthieu 5,3-11. Mais l’auteur produit les nombreux exemples de béatitudes que l’on trouve dans l'Ancien Testament, dans les apocryphes et les pseudépigraphes de l’Ancien Testament, ainsi que dans la littérature rabbinique. Il soutient que le document n ‘est pas unique à Qumran et qu’il n ‘y a d’influence directe de 4Q525 sur aucun passage du Nouveau Testament. Le document, 4Q Béatitudes, n ‘est qu’un autre exemple de listes de béatitudes dans le judaïsme ancien.

Résumé - Abstract

John J. Collins

Teacher and Servant

Maître et Serviteur

37-50

Boule In the early days of research on the Dead Sea Scrolls, several scholars argued that the Teacher of Righteousness understood himself as the Servant of Isaiah’s prophecies. While this view has long been rejected, it has now been revived by Michael Wise. Examination of the evidence leads to the conclusion that the Teacher did indeed draw on the Servant poems in his self-presentation, but did not identify himself as the Servant in any messianic sense.

Boule Aux premiers jours de la recherche sur les manuscrits de la mer Morte, plusieurs auteurs ont proposé que le Maître de Justice se soit compris comme le Serviteur des prophéties d’Esaïe. Alors que cette thèse a longtemps été rejetée, elle a été ravivée par Michael Wise. L‘examen des données plaide en faveur de la conclusion selon laquelle le Maître s ‘est en effet inspiré des poèmes du Serviteur pour son autoprésentation, mais qu’il ne s ‘est pas identifié au Serviteur en quelque sens messianique que ce soit.

Résumé - Abstract

Martin Hengel

Ιουδαία in der geographischen Liste Apg 2,9-11 und Syrien als « Großjudäa »

Ioudaia dans la liste géographique d'Ac 2,9-11 et Syrie en tant que « Grande Judée »

51-68

Boule The list of peoples in Acts 2 :9-11 is an enumeration of those regions, from the Parths in the east to the inhabitants of Rome in the west, where the Jewish Diaspora was well represented. Luke submits that Jews from these areas were gathered in Jerusalem and experienced the miracle of tongues. The geographical indication Ioudaia, occurring between Mesopotamia and Macedonia, which has been enigmatic since Tertullian, may be explained from the notion that makes greater Judaea correspond to Syria - formerly in the empire of David and in the Messianic kingdom. According to Josephus, the greatest Diaspora lived in Syria, and the Kingdom of David was supposed to have extended to the Euphrates, even to North Syria and the Taurus, and in the south to have comprehended Arabia. The peculiar addition, in v 11 « Jews and proselytes, Cretans and Arabs » addresses the immediate neighbours, the Arabs to the east and the inhabitants of the coastal plains in the west, who are called Cretans because the Philistines, according to the testimony of the Old Testament, came from Caphtor, i.e. Crete. « Cretans » should be regarded as an euphemism, for the LXX always translated the term Philistines as « of another tribe ».

Boule La liste des peuples d’Ac 2,9-11 est un assemblage de peuples et de régions, des Parthes à l’est jusqu’aux habitants de Rome à l’ouest, dans lesquels la diaspora juive était fortement représentée. Luc part de ce que des juifs de ces régions sont réunis à Jérusalem et assistent au miracle des langues. La mention géographique de la Ioudaia entre la Mésopotamie et la Cappadoce, mystérieuse depuis Tertullien, s’éclaire par la représentation de l’identité entre grande Judée et Syrie dans le grand royaume de David d’antan et dans le Royaume messianique. Selon Josèphe, la diaspora la plus importante vivait en Syrie et le royaume de David comme celui du Messie devait s’étendre jusqu’à l’Euphrate, et même jusqu’en Syrie du Nord, au Taurus, et au sud jusqu’à l’Arabie incluse. L ‘ajout étonnant au verset 11 : « juifs et prosélytes, Crétois et Arabes » évoque des voisins immédiats, les Arabes à l’est et les habitants de la plaine côtière à l’ouest, qui sont appelés Crétois, parce que les Philistins devaient provenir, d’après des témoins vétérotestamentaires, de Kaphtor, c’est-à-dire de Crète. « Crétois » serait donc à considérer ici comme un euphémisme, puisque la LXX ne nomme les Philistins que allophuloi (« d’une autre race »).

Résumé - Abstract

Anders Hultgård

La chute de Satan. L'arrière-plan iranien d'un logion de Jésus (Luc 10,18)

The Fall of Satan. The Iranian Background of a logion of Jesus (Luke 10,18)

69-77

Boule Le logion de Jésus en Luc 10,18 est depuis longtemps matière à controverse parmi les spécialistes du Nouveau Testament et diverses interprétations de sa signification et de son contexte originel ont été avancées. On a cherché l’arrière-plan mythique de cette parole dans l’idée juive ancienne de la chute des anges (1 Hénoch 6-8), dans le passage d’Esaïe 14,12 relatif à la chute de la « brillante étoile du matin » et dans des conceptions selon lesquelles les météorites seraient des démons tombant du ciel. Un autre arrière-plan est ici suggéré : le mythe iranien d’Angra Mainyu, l’Esprit mauvais, provenant soudainement du ciel pour attaquer et polluer la création. On montrera que l’univers de représentation qui a émergé dans le judaïsme ancien, et particulièrement chez les esséniens, pourrait avoir été influencé par des mythes iraniens. Cet univers de représentation était partagé aussi par Jésus et par les premiers chrétiens.

Boule The Jesus logion in Luke 10,18 has since long been a matter of controversy among New Testament scholars and diverging interpretations of its meaning and original context have been put forward. The mythical background of the saying has been sought in the early Jewish idea of the fallen angels (1 Enoch 6-8), in the passage of Isaiah 14,12 on the fall of the « bright morning star » and in conceptions of meteors being demons falling from heaven. A different background is here suggested : the Iranian myth of Angra Mainyu, the Evil Spirit, suddenly coming down from the sky to attack and pollute the creation. It is argued that the emergence of the early Jewish world-view, particularly that of the Essenes, may have been coloured by Iranian myths. This world-view was shared also by Jesus and the first Christians.

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Jean Riaud

Quelques observations sur les relations parents-enfants dans les Sentences du Pseudo-Phocylide

Some Observations on the Relations Between Parents and Children in the Sentences of Pseudo-Phocylides

79-92

Boule Il est aujourd’hui admis que le recueil qui a pour titre Sentences de Phocylide n‘est pas l’œuvre du philosophe et poète grec, Phocylide de Milet (VIe siècle av. J.-C.), mais, probablement, celle d’un Juif hellénisé qui vivait peut-être à Alexandrie entre 30 avant et 40 après J.-C. Bon connaisseur du monde biblique, mais cachant ses convictions bibliques, il a puisé dans un fonds de philosophie populaire commun entre Philon, Musonius Rufus, Sénèque, Epictète, pour formuler un ensemble de préceptes dont l’observance permet de connaître « une vie parfaite jusqu‘au terme de la vieillesse »(y. 230). C’est ainsi qu’il préconise un certain nombre de conseils sur les relations parents-enfants, qu’il convient de suivre pour que règne au sein de la famille une « concorde sacrée » (v. 219).

Boule It is recognized today that the collection titled Sentences of Phocylides is not a work of the Greek poet and philosopher Phocvlides of Miletus (sixth century BC), but, probably, of a hellenized Jew living perhaps in Alexandria between 30 BC and 40 AD. A connoisseur of the biblical world, but hiding his biblical convictions, he drew on a fund of popular philosophy common to Philo, Musonius Rufus, Seneca and Epictet, in order to formulate a collection of precepts whose observance would permit to attain « a perfect life until the end of old age » (v. 230). In this framework he puts forth his advice on relations between parents and children, which ought to be followed so that among the family there may reign a « sacred concord » (v. 219).

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Jean-Marc Rosenstiehl

Un voyage dans l'Au-delà, vers l'an Mil. Brèves remarques autour d'une apocalypse byzantine

A Journey to the Hereafter About the Year One Thousand. Brief Remarks on a Byzantine Apocalypse

93-104

Boule L’article présente une apocalypse byzantine méconnue. La conclusion sommaire soulève la question de la circulation de motifs connus par les écrits intertestamentaires. L’hypothèse d’un cheminement par étapes dans le temps et l’espace (où la Syrie jouerait un rôle des plus importants) fournirait une explication séduisante à la présence, à première vue paradoxale, de motifs orientaux antiques dans des compositions tardives.

Boule This contribution consists in a presentation of a nearly unknown byzantine apocalypse. A brief conclusion deals with the question of the transmission of themes originating from pseudepigraphic literature. Such themes may have travelled in time and space (Syria playing there a main role) which would allow to explain the presence of old eastern themes in late literary texts.

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Francis Schmidt

Élection et tirage au sort (1QS VI,13-23 et Ac 1,15-26)

Election and the Casting of Lots (1QS VI,13-23 and Acts 1,15-26)

105-117

Boule Les premiers traducteurs de la Règle ont compris l’expression yêsê’ hagôrâl (1 QS VI, 16, 18 et 22), non pas au sens biblique, concret de « faire tomber le sort », mais au sens figuré de « prendre une décision ». Cette acception nouvelle de gôrâl au sens de « décision », a été pérennisée dans les dictionnaires. Alors que pour W. A. Beardslee (1960) le vocabulaire du tirage au sort dans le récit de l’élection de Matthias doit être interprété à la lumière de ce vocabulaire qoumrânien et pris dans un sens métaphorique, A. Jaubert (1973) au contraire replace la source de Luc dans la série des pratiques effectives du tirage au sort dans le judaïsme contemporain. La traduction ici proposée de 1QS VI, 13-23 prend yêsê’ hagôrâl dans un sens rituel et interprète le tirage au sort comme l’expression de la volonté divine.

Boule The first translators of the Rule have taken the expression yêsê’ hagôral (1QS VI, 16, 18 and 22), not in the concrete, Biblical sense of « to cast lots », but in a figurative sense « to take a decision ». This new meaning of gôrâl, « decision », has found acceptance in the dictionaries. Whilst to W. A. Beardslee (1960) the vocabulary of the casting of lots in the narrative on the election of Matthias must be interpreted in light of the Qumranic expression, A. Jaubert (1973) views Luke’s source in the perspective of actual lot-casting in contemporary Judaism. The translation of 1QS VI, 13-23 proposed here, takes yêsê’ hagorâl in a ritual sense and interprets the casting of lots as an expression of the will of God.

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Matthieu Arnold

Jésus de Nazareth, le judaïsme de son temps et les débuts du christianisme. Un aspect des recherches néotestamentaires à la Faculté de Théologie protestante de Strasbourg, 1888-1958

Jesus of Nazareth, Contemporary Judaism and the Beginnings of Christianity. An Aspect of New Testament Studies at the Faculty of Protestant Theology of Strasbourg, 1888-1958

119-135

Boule Entre 1888 et 1958, les rapports de Jésus de Nazareth et du christianisme primitif avec le judaïsme - hétérodoxe, notamment - n’ont cessé d’intéresser les néotestamentaires protestants strasbourgeois (G. Baldensperger, A. Schweitzer, R. Eppel, O. Cullmann, J. Héring et M.-A. Chevallier). Ils ont conçu ces relations de diverses manières, avant que M. Philonenko ne renouvelle la question en se fondant sur des comparaisons pointues avec la littérature qoumrânienne.

Boule Between 1888 and 1958, the relation of Jesus of Nazareth and early Christianity to Judaism - particularly of the heterodox kind - occupied the Protestant New Testament scholars of Strasbourg persistently (G. Baldensperger, A. Schweitzer, R. Eppel, O. Cullmann, J. Héring et M.-A. Chevallier). They conceived of this relation in different ways before M. Philonenko renewed the investigation on the basis of precise comparisons with Qumran literature.

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Viviane Comerro

Le Quatrième Esdras et la littérature islamique

Fourth Ezra and Islamic Literature

137-151

Boule Le personnage d’Esdras est connu dans la littérature islamique sous le nom de ‘Uzayr. Les récits qui le concernent ont leurs modèles littéraires clans l’ouvrage apocryphe juif du Quatrième Esdras, transmis en milieu chrétien. Un des thèmes majeurs de cette œuvre - l’interrogation de l‘homme sur la justice divine - greffé sur le grand débat des premiers siècles de l‘hégire opposant les partisans du libre arbitre à ceux de la prédestination a donné à ‘Uzayr sa coloration dans l’histoire sainte islamique.
Deux traditions attribuées à Wahb ibn Munabbih (mort vers 732) sont des adaptations précises de IV Esdras 3 et de IV Esdras 5, 23-30. Nous les présentons ici en regard de la version latine de l’ouvrage apocryphe.

Boule The figure of Ezra is known in Islamic literature by the name ‘Uzayr. Stories concerning this figure take their literary models from Fourth Ezra, a Jewish apocryphon transmitted in Christian circles. One of the main themes of this work - man’s questioning with regard to divine justice - grafted upon the great debate of the first centuries after the Hegire which opposed defenders of free will to those of predestination, has lent ‘Uzayr his specificity in islamic sacred history.
Two traditions ascribed to Wahb Ibn Munabbih (dead about 732) are precise adaptations of IV Ezra 3 and IV Ezra 5, 23-30. They are here presented facing the Latin version of the apocryphon.

Résumé - Abstract

Christian Grappe

Jean 1,14(-18) dans son contexte et à la lumière de la littérature intertestamentaire

John 1,14(-18) in Its Context and in the Light of Intertestamentary Literature

153-169

Boule Jean 1,14, point culminant du prologue dans une perspective linéaire, rend compte, en lien avec les versets 15-18, de l’incarnation du Logos, en référence au motif théologique essentiel de la Shekinah, à la révélation accordée à Moïse sur le mont Sinaï et à des spéculations rattachées aux figures de .Jacob-Israël et d’Isaac, il apparaît ainsi que, Monogène qui a donné à ceux qui l’ont reçu de devenir enfants de Dieu, le Christ-Logos est aussi le lieu où se révèlent Présence, Gloire, Grâce et Vérité, et celui qui, par son caractère unique, transcende les figures et les institutions les plus prestigieuses du passé.

Boule John 1,14 is the highest point of the prologue in a literary perspective. Together, with verses 15-18, this verse reports on the incarnation of the Logos, in reference to the essential theological motif of the Shekinah, to the revelation granted to Moses at Mount Sinai and to speculations attached to the figure of Jacob-Israel and Isaac. It thus turns out that the Christ-Logos, the Monogene who has given to those who receive him the power to become children of God, is also the place in which Presence, Glory, Grace and Truth are revealed. By virtue of his unique nature, he is the one who transcends the most prestigious figures and institutions of the past.

Résumé - Abstract

Alfred Marx

La chute de « Lucifer » (Ésaïe 14,12-15 ; Luc 10,18). Préhistoire d'un mythe

The Fall of « Lucifer » (Isaiah 14,12-15 ; Luke 10,18). Prehistory of a Myth

171-185

Boule En Lc 10,18, Jésus s ‘écrie « je voyais Satan, comme un éclair, tomber du ciel ». La présente étude se propose d’éclairer l’arrière-plan de cette citation d’Es 14,12 en remontant jusqu’au mythe sumérien de la Victoire d’Inanna sur 1’Ebih, source probable du mashal sur le roi de Babylone d’Es 14,4b-21.

Boule In Luke 10 :18, Jesus cries out « I saw Satan fall like lightning from heaven ». This study proposes to throw light on the background of this citation of Isaiah 14 :12 by going back to the Sumerian myth of the Victory of Inanna over the Ebih, the probable source of the mashal on the King of Babylon in Isaiah 14 :4b-21.

Résumé - Abstract

Marc Zillhardt

« Et ibidem vidi alias mulieres pendentes... ». Avatars de la figure apocalyptique de la mauvaise mère

« Et ibidem vidi alias mulieres pendentes... ». Avatars of the Apocalyptic Figure of the Wicked Mother

187-197

Boule La représentation du châtiment de la mauvaise mère a laissé des traces dans la littérature apocalyptique, notamment dans le cycle d’Esdras, mais aussi dans les fresques byzantines. On se propose ici de confronter texte et image et de tirer quelques enseignements sur l’origine et le développement parfois anarchique des motifs qu’on peut y déceler.

Boule The representation of the bad mother’s punishment has left some traces in apocalyptic literature, particularly in the cycle of Esdras, but also in Byzantine frescos. We intend to compare text and picture and to draw some conclusions about the origins and the sometimes anarchical development of the motifs that can be discerned in them.

Publications de Marc Philonenko (1955-1999)

Publications of Marc Philonenko (1955-1999)

199-204
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